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Bienvenue dans ce blog consacré au 7eme opus de la saga merveilleuse qu'est Harry Potter.
J'espère respecter le plus possible ce monde envoûtant et y introduire mon propre style, en essayant de m'approcher le plus possible de la vérité.

En gros, soyez indulgents et bonne lecture!

# Posté le mercredi 20 septembre 2006 09:31

Modifié le mercredi 10 janvier 2007 09:18

Chapitre 1 : Adieu, Privet Drive

Chapitre 1 : Adieu, Privet Drive
C'était une fin d'après-midi embrumée, glaciale, baignant dans un brouillard déprimant et terrible qui enveloppait désormais la Grande-Bretagne toute entière.
Les belles pelouses fringantes de Privet Drive avaient laissé place à des étendues brunâtres, patchwork fait d'herbe craquelant et de givre étincelant. Un froid arctique s'installa en dans la région début juillet, pour ne plus s'en déloger.
Mais même les plus Saint-thomas des habitants de Privet Drive s'accordaient à le dire: ce froid n'était pas normal. On sentait une présence invisible et terrifiante rôder dans les ruelles, empoisonner l'atmosphère, et s'imposer dans un frisson de moiteur glacée.

Les gens étaient nerveux, les visages semblaient maussades et anxieux, dans l'atmosphère d'inquiétude qui s'installait petit à petit. Les disparitions mystérieuses, les morts, les catastrophes se suivaient, laissant les habitants terrorisés par l'inconnu et l'étrange.
Derrière les stores baissés de la fenêtre du premier étage au 4, Privet Drive, un capharnaüm phénoménal régnait. Des emballages de chips, des manuscrits traînaient un peu partout dans la chambre. Sur le bureau s'entassaient,pêle-mêle, des morceaux de parchemin et des journaux. Sur l'un de ces derniers, on pouvait lire:

Poudlard doit-il rouvrir ses portes?
Le ministère face au dilemme


Puis sur un autre:

Severus Rogue toujours recherché
Les aurors sont en état d'alerte



Sur le lit, plongé dans un profond sommeil, un jeune homme aux cheveux noir de jais ébouriffés remuait. Harry se réveilla soudain, en sueur, le front moite et le regard hagard. Il chercha des doigts ses lunettes, les mit sur son nez fin et scruta la pièce du regard.

Il ferma les yeux. Cela devenait une habitude. Dès qu'il s'assoupissait, il revoyait la tragédie dont il avait été le témoin impuissant.
Il revoyait encore cet éclair vert frapper la poitrine de Dumbledore, encore et encore...
Un bouffée de haine le submergea. Si jamais Rogue rencontrait son chemin...
Et pour la énième fois, il glissa la main dans sa poche et sentit ses doigts se refermer sur le médaillon, ce faux horcruxe qui avait coûté la vie au plus grand sorcier de tous les temps.
Excedé par cette vérité qui l'horripilait, il se leva pour regarder la buée se coller à la vitre.
Ce n'est quà ce moment-là qu'il les vit.



Voili-voilou, premiere partie qui finit en plein suspens
je voudrais connaître votre avis là-dessus

# Posté le vendredi 22 septembre 2006 09:38

Modifié le vendredi 24 novembre 2006 14:33

Chapitre 1 : Adieu, Privet Drive (suite)

Chapitre 1 : Adieu, Privet Drive (suite)
Deux hiboux se tenaient derrière la fenêtre, tapotant la vitre de leurs becs, espérant ainsi attirer l'attention du concerné par les lettres attachées à leur pattes.
Harry sentit son coeur faire un bond dans sa poitrine: Coquecigrue, le petit hibou surexcité de Ron, était l'un des messagers. Le second était un imposant grand-duc au plumage gris-cendre qu'Harry n'avait jamais vu et qui était chargé d'un colis. Avec des gestes impatients et désordonnés, Harry ouvrit la fenêtre, fit entrer les rapaces puis la referma. Le coeur battant, il observa les deux hiboux avec un interêt curieux et avide. La lettre de Ron semblait longue; peut-être Ginny y avait-elle glissé un mot? Peut-être même (il rougit tout seul à cette idée) lui avait-elle glissé un mot d'amour?


Le hululement joyeux de Coq l'arracha de ses pensées. Il se dit qu'il valait mieux décharger les hiboux de leur précieux chargement et de leur doner un peu à boire que de se faire un film. Ce qu'il fit. Bien installés dans la cage d'Hedwige, partie chasser, les hiboux se reposaient avec un air paisible. Harry se détourna d'eux pour reporter son attention sur les cargaisons. Il se saisit de la lettre de Ron, l'ouvrit avec des gestes fébriles et commença à la lire.

Salut vieux,
J'espère que tu vas bien.
Chez nous c'est le branle-bas de combat. Avec les préparatifs du mariage de Bill et Fleur, maman est encore plus sur les nerfs que d'habitude, si possible. Notre maison ressemble à un opéra où maman ne fait qu'entraîner ses cordes vocales.
Forcément, il faut faire des concessions. Donc tout le monde ne peut pas être content. Ginny fait partie de cette catégorie. Hier encore, on a eu droit à une scène à propos de la date du mariage, fixée au 11 août, le jour de l'anniversaire de Ginny. Maman a eu beau lui expliquer que c'était impossible de fêter ça à une autre date, elle n'en démordait pas.
Finalement, c'est Fred et George qui l'ont consolée en lui promettant de superbes cadeaux venus de leur magasin.
Au fait, Papa et moi venons te chercher après-demain à 9 h, pour respecter ta promesse pour Dumbledore. On te retrouve chez la folle aux chats.

Ron

Harry retourna la lettre, mais il n'y trouva aucun petit mot à son intention. Et si Ginny ne lui avait pas écrit pour une raison bien déterminée? Et si elle était furieuse contre lui? Lui adresserait-elle la parole?
Il éclata soudain de rire, un peu honteux de ses pensées dramatiques. Si Ginny ne lui avait pas écrit, c'était parce qu'il ne lui avit pas écrit à son tour. Mais il devait s'avoua que le pincement qu'il avait ressenti au coeur n'était pas étranger à de la déception. Il avait vraiment cru qu'elle lui écrirait, et il mesurait enfin l'étendue de son amour.

Avec un soupir, il se tourna enfin vers le colis. Il avait une forme rectangulaire et était enroulé de papier kraft. Harry se saisit précautionneusement de lui, le remua près de son oreille. Il entendit un cliquetis caractérisant des objets de verres s'entrechoquant. Harry remarqua enfin quelque chose qui était tombé du paquet. Il sentit ses entrailles se vider. C'était une plume de phénix.

# Posté le samedi 23 septembre 2006 16:54

Modifié le samedi 11 novembre 2006 08:40

Chapitre 1 : Adieu, Privet Drive (suite)

Chapitre 1 : Adieu, Privet Drive (suite)
Harry ramassa doucement la plume. Différentes pensées se bousculaient dans sa tête, des théories plus farfelues les unes que les autres, des solutions qui ne résolvait pas le problème présent.
Il était sûr que cette plume provenait du plumage de Fumseck, mais comment...? C'était impossible, il le savait disparu à jamais, cherchant l'image de son maître dans une fuite éperdue...
Et si...? Non... Impossible...Il l'avait vu recevoir l'éclair de la mort en pleine poitrine, il l'avait vu tomber dans le gouffre ténébreux de l'au-delà, il l'avait vu gisant, la vi ayant à jamais quitter son regard bleu clair et limpide... Comment... Pourquoi?


Il déchira l'enveloppe de papier kraft de ses mains tremblantes, un désordre chaotique régnant dans son esprit. Un rouleau de parchemain entourait une boite en carton rectangulaire. Avec des gestes fébriles, Harry se saisit du parchemin. Il reconnut immédiatement l'écriture fine et penchée de celui qui, jusqu'à l'été dernier, était encore le directeur de l'école de sorcellerie Poudlard.

Ses mains, dont le choc avait accru le tremblement, menaçaient de tout lâcher. Son coeur battait quelque part dans la région de sa gorge, à une telle vitesse que s'en était douloureux. Il avait l'impression d'étre soudain maintenu de force sous une eau glaciale. Il respira profondément, s'efforçant au calme.


Cher Harry,
Je t'écris cette lettre de mon bureau, peu avant de nous lancer dans la quête de l'Horcruxe. Si elle te parvient, cela veut dire que je suis mort, et que tu as en ta possession désormais une parcelle de l'âme de Voldemort. Je suis sûr que tu as pris des décisions hâtives comme ne plus retourner à Poudlard, ou encore te mettre à la recherche des Horcruxes seul, pour protéger tes amis...

Harry s'arrêta un moment dans sa lecture. Même à travers la mort, Dumbledore ne cessait de lire en lui comme dans un livre ouvert, n'arrêtait pas de le conseiller, de le guider...

Oui, il avait pris la décision de quitter Poudlard, et de commencer sa quête sans plus attendre, car il avait estimé qu'y rester était une perte de temps et un outrage envers le monde sorcier, qui attendait, depuis plus de 14 années, une libération, et envers tous ces morts, ces innocents que Voldemort prenait plaisir à massacrer, toujours dans sa soif de grandeur...
Oui, il avait aussi décidé de ne pas accepter la proposition d'aide de Ron et Hermione pour ne pas les mettre en danger, il avait même renoncé à Ginny pour ne pas la voir souffrir et mourir dans les plus atroces conditions...

Ces gestes sont tout à fait louables, mais tu dois savoir que tu l'espoir de tout une génération et qu'il est dans l'obligation de te garder en vie. C'est pour cette raison que je te prie de retourner à Poudlard. Tu as beaucoup de choses à apprendre, tes capacités d'en ce moment ne te permettront pas de vaincre Lord Voldemort.
Mais aussi, tu as besoin de tes amis. Seul, tu ne pourras pas destabiliser l'empire ténébreux que s'est bâti Voldemort.
Je t'ai déjà dit maintes fois que ta force résidait dans le pouvoir d'aimer. Alors ne t'empresse pas de renoncer à l'amour pour le protéger. De toute façon, Lord Voldemort saura...
Je te lègue ma pensine, et je te confie les souvenirs que nous avons visionné, je crois qu'ils te seront utiles.

Avec tous mes espoirs de réussite,
Albus Perceval Wulfric Brian Dumbledore


Harry ouvrit alors la boîte en carton. Elle abritait des flacons où se mouvaient une matière surprenante: les souvenirs.
Il se sentit bizarre. Il relut une phrase dans la lettre: "De toute façon, Lord Voldemort saura..."
Que voulait dire Dumbledore?
Au moins, après-demain, il serait majeur et au Terrier. "Va chez la folle au chats..." Harry ne put réprimer un sourire. Ron avait-il peur que sa lettre soit interceptée? Dans ce cas, Mrs Figg sera ravi d'entendre le code qu'il a utilisé pour la désigner...

Un mal de tête atroce s'empara de sa tête. Décidemment, il en avait trop su aujourd'hui. Il fallait qu'il sorte prendre l'air, histoire de réfléchir en espace ouvert.

# Posté le lundi 25 septembre 2006 08:38

Chapitre 1 : Adieu, Privet Drive (suite)

Chapitre 1 : Adieu, Privet Drive (suite)
La journée tirait à sa fin. Le soleil entreprenait la dernière partie de son voyage dans la voûte céleste, la colorant ainsi d'une palette de couleurs chatoyantes. Une douce brise avait succédé aux lames effilées et froides du blizzard. Harry s'étonnait un peu du comportement récent des Dursley, en particulier de la tante Pétunia. Elle l'avait vu sortir sans lever d'objections, sans même le gratifier de l'expression féroce et butée qu'elle lui réservait. En y repensant, Harry trouva qu'elle était plus tolérante avec lui depuis qu'il était retourné à Privet Drive. Bien sûr, l'oncle Vernon, le voyant arriver plus tôt que prévu, fulmina dans sa moustache et prit l'habituelle couleur violette qui le caractérisait. Mais dès qu'elle sut que Dumbledore était mort, la tante Pétunia avait changé de comportement. Elle était plus...humaine.

Le vent vint déposer une douce caresse sur son visage. Harry se dirigea vers le parc, s'assit à même le sol, sous un imposant chêne, se cachant dans l'herbe craquelante et fragile de cet été glacial. A l'instant où ses cheveux se mêlèrent au vent et à la verdure, ses pensées s'orientèrent vers Ginny. Cela avait duré tout l'été: à chaque moment de relachement, ses pensées convergeaient vers elle, et il se levait alors faisant les cent pas ou bien, comme il le fit à ce moment-là, il glissait sa main dans sa poche pour en sortir le médaillon, comme s'il s'avertissait ou se remémorait sa quête.

R.A.B... Qui se cachait derrière ce nom? Il avait beau fouiller dans les décombres de sa mémoire, ces initiales ne lui rappelaient rien. Il verrait avec Ron et Hermione.
Le souvenir de ses deux meilleurs amis lui fit rappeler que le lendemain, à minuit il deviendrait majeur, et que, le surlendemain, il quitterait Privet Drive à tout jamais...

Le temps devint de plus en plus froid. Il se leva et embrassa le parc du regard. Il ne sut pourquoi, il eut un petit pincement au coeur quand il se dit qu'il ne foulerait plus jamais ce sol. Après tout, ce parc abritait une partie de sa vie. Harry murmura alors: "Au revoir..."
Puis il se dirigea vers la maison des Dursley.

Il entra et grimpa rapidement les marches des escaliers. Il ouvrit la porte de sa chambre, entreprit d'aérer un peu la pièce. Peu de temps après, Hedwige s'engouffra dans la chambre et vint se poser sur l'épaule de Harry. Elle lui donna une idée.

Il s'installa dans le bureau, s'empara d'une plume et se demanda, le temps d'une fraction de seconde, si cela l'amenerait vraiment à quelque chose. Mais il se décida.
Il entreprit donc d'écrire sa lettre. Il inscrivit alors les mots suivants:

Chère Ginny


Et maintenant..? Que fallait-il qu'il lui écrive? Qu'il pensait à elle à chaque minute, chaque seconde de ses journées, qu'il l'aimait? Mais surtout, comment lui écrire sans la blesser, ni la torturer?
Pendant qu'il écrivait la lettre, les dernières lueurs du jour s'étaient peu à peu effacées, laissant place à l'obscurité satinée de la nuit.
A la fin, il fut assez content du résultat.

J'espère que tu passes de bonnes vacances. Pour ma part, j'ai vu pire.
Vous me manquez tous; j'ai hâte de vous voir après-demain. Je ne peux plus patienter un jour de plus!
Sinon, est-ce que Bill va bien? Avez-vous trouvé un remède à ses blessures?
J'attend le moment de nos retrouvailles avec impatience.

Avec toute mon affection,
Harry


Harry voyait Hedwige transporter la lettre avec un certain contentement de soi. Ainsi, Ginny saurait qu'il pensait à elle.
Il rangea précautionneusement la boîte contenant la pensine et les souvenirs dans un tiroir de la commode, se déshabilla et s'endormit.

# Posté le lundi 25 septembre 2006 16:54

Modifié le lundi 25 septembre 2006 17:20